Au 29 septembre 2026 à 9 h, 11 % des stations-service françaises sont en difficulté d’approvisionnement selon le site officiel prix-carburants.gouv.fr, avec des pointes à 18 % en Pays de la Loire et dans le Grand Est, et à 13 % en Île-de-France et en Bretagne. Pour assurer la continuité de la distribution dans le contexte du conflit armé au Moyen-Orient, un arrêté du 24 septembre 2026 lève, jusqu’au lundi 12 octobre à 10 h, les interdictions de circulation du week-end et des jours fériés pour les poids lourds de plus de 7,5 t qui livrent des hydrocarbures aux stations-service. Seuls ces camions-citernes sont concernés : les conducteurs doivent pouvoir justifier du transport en cas de contrôle, et les autres poids lourds restent soumis aux interdictions habituelles.
Ce que ça change pour vos tournées
- La dérogation ne change rien pour vos véhicules si vous n’exploitez pas de citerne. Elle doit réapprovisionner les stations plus vite, sans date de retour à la normale. Ce qui pèse sur vos tournées, ce sont les ruptures.
- Lisez le chiffre avec prudence : une station est comptée en rupture dès qu’il lui manque l’essence ou le gazole. Les 11 % ne disent donc pas combien de stations manquent de gazole.
- Gardez une marge de carburant par véhicule : partez le réservoir plein plutôt que de compter sur un plein en cours de route, et fixez un niveau en dessous duquel un véhicule ne repart pas sans ravitaillement.
- Repérez des stations de repli sur chaque itinéraire, pas seulement la station habituelle, en priorité dans les régions les plus touchées.
- Consultez la disponibilité par région avant de lancer les tournées : la découvrir à la pompe coûte un détour et un créneau client.
- Traitez le plein comme un arrêt du plan : un détour de ravitaillement réduit la fenêtre de livraison, comme la chaleur l’a fait cet été. Un plan recalculé le matin l’absorbe mieux qu’une improvisation en fin de tournée.